Fonctionnement des radios associatives :
Avec un budget souvent inférieur aux charges de quelques emplois, les radios associatives ont su faire participer de nombreuses personnes à leur fonctionnement ( dont de nombreux bénévoles ), développer des projets culturels originaux. Dans de nombreuses régions, les collectivités territoriales soutiennent certaines radios associatives (projets spécifiques) et leurs fédérations (actions de formation, échanges de programmes ...).
Historique:
- 1969: naissance de Radio CAMPUS à Villeneuve d'Ascq, première radio libre de France.
- 1977: éclosion du mouvement des radios libres
- 1981: libération des ondes
- 1983: autorisation de la publicité
puis: autorisation des réseaux, mise en place de la Haute Autorité, remplacée par la C.N.C.L. puis par le C.S.A., création du Fonds de Soutien aux radios associatives ...
1983-1990 : Dérive du projet initial des radios libres :
Si le secteur des radios d'expression a connu un développement très important au début des années 1980, l'autorisation de la publicité, puis des réseaux a causé la disparition de nombreuses radios de communication sociale et culturelle. Néanmoins, certains des projets initiaux ont pu survivre. Mais pour se développer il leur fallait dorénavant sortir de l'isolement, et s'organiser régionalement et nationalement.
Le Fonds de Soutien à l'Expression Radiophonique, créé par décret en 1983, a été une "bouffée d'oxygène" pour les radios associatives (malgré les quelques "années noires" 87-88 occasionnées par un retard dans la reconduction du décret). Ce complément de ressources leur a permis d'améliorer la qualité des émissions tant au niveau de la forme que du contenu. Ce souci de qualité est un facteur important d'audience, le public étant, à juste titre, de plus en plus exigeant.
les années 90 : le temps de la structuration :
Les radios associatives sont devenues au fil des ans des médias reconnus, sollicités au même titre que la presse locale. Cette légitimité est le fruit d'un travail profond et constant sur leur territoire. Elle ne peut qu'être facteur de développement. Pour cela un certain professionnalisme s'est imposé. Cela nécessite évidemment des ressources supplémentaires, mais aussi une capacité nouvelle des associations gestionnaires à s'organiser, à fédérer les énergies autour de projets novateurs, et à trouver des partenaires.
les années 2000 : le temps du développement des radios associatives dans leurs territoires :
Aujourd'hui présentes dans toute l'étendue de la région Nord Pas-de-Calais, les radios associatives sont maintenant appelées à accompagner le développement culturel et social des territoires de leur diffusion.
Car les radios associatives sont avant tout des radios locales, ancrées dans leur territoire. Généralistes ou thématiques, elles intéressent des publics différents, à la recherche d'une parole plus authentique. Les radios associatives sont en prise direct avec leurs auditoires. Elles contribuent, de par leur proximité, à structurer le territoire régional. Elles mettent en communication les acteurs culturels et sociaux et leur public. Ce rôle de lien social doit être favorisé et valorisé. L'utilisation du patrimoine hertzien doit être organisée, comme le sont d'autres services de proximité, en fonction de l'intérêt de la population locale. Par le développement d'émissions de service de proximité, par la diffusion d'émissions très spécialisées, par l'innovation et la création, les radios associatives, complémentaires des radios du service public, ont un rôle essentiel à jouer.
NOS PRIORITES
Rôle et projet des radios associatives:
Dans une société de plus en plus individualiste et éclatée, où le nombre d'exclus s'accroît, les radios associatives, participent de manière non négligeable au maintien de la cohésion sociale et au développement de la convivialité, si nécessaires dans les quartiers et les communes de nos régions.
Contrairement aux radios commerciales qui adressent un produit aseptisé à un public standard ou ciblé, les radios associatives prennent en compte les personnes dans ce qu'elles ont de plus spécifique, et de plus vrai. En donnant un sens à la parole, elles tendent à redonner à l'Homme sa dimension entière, contribuant ainsi à son épanouissement.
Assurer la diversité de l'expression:
Seul la multiplicité et la diversité des radios d'expression peuvent justifier la privatisation du patrimoine hertzien. La communication sociale et culturelle doit être favorisée, il faut que le respect des équilibres soit assuré, notamment en terme de couverture d'émission par types de radios :
- 1/3 radios communication sociale et culturelle de proximité
- 1/3 radios musicales / information
- 1/3 radios service public français et étranger
L'audience des radios associatives
En 2004, le CNRA a lancé une opération "test" avec l'Institut "Médiamétrie" auprès de douze radios associatives dont les résultats confirme l’importance de l’auditoire de ces radios.
Une expérience qui s'inscrit dans une logique d'évaluation qualitative du secteur
L’opération lancée, de janvier 2004 à juillet 2004 par le CNRA (Conseil National des Radios Associatives) avec l'Institut "Médiamétrie", auprès de 12 radios associatives réparties dans différentes régions de France et représentant au maximum la diversité thématique de ce secteur s’inscrit dans une démarche qui répond à deux besoins :
celui exprimé par un nombre grandissant de radios associatives non commerciales ;
celui du CNRA de construire des outils pertinents d'évaluation et d'analyse de l'action des radios associatives dans la société. Pour ce faire, après s'être rapproché d'instituts universitaires (pour évaluer l'impact social, le niveau de production et de création radiophonique, l'implication des bénévoles…), le CNRA s'est rapproché de l'Institut "Médiamétrie" pour l'aider dans cette réflexion globale dont chacun mesure l'importance au moment où les problèmes du FSER et la réflexion sur le plan FM 2006 menacent l'avenir du secteur de la communication sociale de proximité.
Une méthode bien distincte des « Médialocales »
Intitulée "Public des associatives", l'étude "Médiamétrie" a eu pour particularité :
· De ne pas être calée sur les échantillons des « Médialocales » mais de correspondre aux zones de couvertures revendiquées par chacune des radios sondées.
· De ne pas s'arrêter à l'audience veille mais de délivrer les audiences régulières, semaine et globale,
Dans un cadre méthodologique devenu traditionnel cette étude à été réalisé par téléphone auprès :
· Des publics de 13 ans et plus.
· Des seules agglomérations.
Des résultats impressionnant par les niveaux élevés atteints
En effet, là où certains expliquent que les radios associatives possèdent des taux d'audience confidentiels, l'étude menée par "Médiamétrie" sur une méthodologie définie en collaboration avec le CNRA prouve que le secteur de la communication sociale de proximité a un public qui bien loin d'être confidentiel représente une part importante de la population.
Ainsi et pour les douze radios concernées :
· Le taux de notoriété moyen est de 40.6 % avec plusieurs stations qui dépassent les 70 %,
· L'audience régulière (cumul de tous les jours et presque tous les jours) est de 4.37 % avec plusieurs pics impressionnants,
· Mais surtout l'audience cumulée semaine moyenne est de 9 % (quatre stations dépassent les 10 points) avec une audience globale qui permet de mesurer les auditeurs qui prennent rendez-vous avec leur radio pour telle ou telle émission est de 17,6 % (avec là 9 stations qui dépassent largement les 10 points pour atteindre même 45 % pour l'une d'entre elles).
Enfin cette étude montre assez clairement, que les radios associatives ont su construire un auditoire important sur la base de rendez-vous hebdomadaires qui ne peut être mesuré au travers des sondages communément pratiqués pour les radios dont la base est constituée par des programmes de flux.
Ainsi, face à cette forme de presse quotidienne que l’on peut identifier aux radios de flux, les radios du secteur de la communication sociale de proximité semblent bien s'affirmer comme autant de vrais hebdomadaires dont rien ne justifie plus, compte tenu de leur résultat notamment d’audience, qu'ils puissent être dénigrés par une simple méthode de calcul d'audience.
Volontaire pour 2005
Fort de ces constats, mais également conscient des limites de ce système qui ne mesure toujours que l'audience "in agglomération" là où plusieurs des radios sondées émettent principalement en zone rurale, le CNRA a décidé au cours de son dernier Conseil d'Administration de relancer et surtout d'élargir au maximum l'expérience menée avec "Médiamétrie".
D'ores et déjà, l'amélioration de la méthode de sondage avec, entre autre, son élargissement au plus grand nombre de radios associatives fait penser au CNRA que l'audience semaine du secteur de la communication sociale de proximité devrait se compter à l'échelon national en millions.
Contact : Franck Jehl – 06.32.54.62.25
Les autorisations doivent tenir compte de cet équilibre, sous réserve de l'existence de projets radiophoniques cohérents.
- reconduire systématiquement l'autorisation des radios associatives bénéficiant d'une autorisation et émettant dans des conditions normales actuellement
- accorder les autorisations pour l'utilisation de fréquences propres ( sans partage de fréquence ), sauf demande spécifiée de regroupement par des partenaires consentants
- adapter la puissance autorisée au projet de la radio, avec la possibilité aux radios associatives d'accéder aux puissances maximales autorisées par le plan de fréquence si le projet le justifie
- possibilité de fréquences de réémission pour les radios associatives ( relais simple et/ou avec décrochage local )
des radios à ne pas négliger
Invité au Congrès du CNRA, à Toulouse, Dominique BAUDIS - Conseil supérieur de l'audiovisuel, Président - a considéré les radios associatives comme de vrais relais au service du public
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Extraits du discours :
. : "En une vingtaine d'années, le secteur de la radio associative s'est imposé comme un secteur diversifié et a su fidéliser son public : les radios de catégorie A représentent aujourd'hui la moitié des opérateurs dans notre pays. En outre, elles ont gagné en visibilité et en crédibilité en se regroupant, notamment au sein du CNRA. Les radios associatives ont donc acquis une place primordiale et spécifique au sein du paysage radiophonique français : elles sont devenues de vrais relais de proximité à même de répondre aux préoccupations quotidiennes des habitants.
Cette spécificité de la radio associative, la loi a su l'encadrer et la protéger en lui accordant un statut. La loi du 1er août 2000 impose ainsi la prise en compte suffisante de services édités par une association dans l'attribution des fréquences. Parallèlement, la loi a investi les radios associatives d'une responsabilité essentielle au service de l'intérêt général.
L'originalité des radios associatives a également été préservée par la loi Communications électroniques, adoptée le 9 juillet dernier, qui s'est attachée à conforter la place des radios de catégorie A. Une disposition exclut toute possibilité de changement de titulaire de l'autorisation - et donc de changement de catégorie - pour les radios associatives. Le Conseil, soucieux de défendre ce secteur et d'mncourager son dynamisme, souhaite que ces radios conservent leur mission de communication sociale de proximité.
Les radios associatives ont une place à part entière dans notre paysage radiophonique et une mission essentielle à remplir, notamment dans le processus de décentralisation engagé en France. Ces radios, au service du public, doivent donc continuer de participer au développement de la création radiophonique, à l'animation et à la communication sociales, à l'élaboration de projets de proximité porteurs de promesses pour l'avenir. Elles ont contribué à forger le succès de la radio en France, il est donc légitime qu'elles prennent part directement aux évolutions de la radio et qu'elles soient des acteurs de la radio du futur."
. : "Le succès de la radio est indéniable dans notre pays : près de 6000 fréquences occupées par 1076 opérateurs privés et les radios de service public. Un succès qui se traduit par le plébiscite du public et par la stabilité de son écoute. La radio reste le média préféré des Français : la quasi-totalité de la population l'écoute.
Aujourd'hui pourtant, la bande MF est saturée, les limites de l'utilisation du spectre sont en effet atteintes. Certes, le CSA, chargé par le législateur de la planification et de l'attribution des fréquences, parvient à l'optimiser à l'occasion des appels aux candidatures, mais cette optimisation est partielle. La marge de manoeuvre du Conseil est étroite, compte tenu des contraintes imposées par les modalités de constitution du plan de fréquences et des appels aux candidatures.
Ainsi, en dépit de la richesse de notre paysage radiophonique qui n'a pas d'équivalent en Europe, une grande disparité demeure sur le territoire : les Franciliens mis à part qui bénéficient d'une cinquantaine de radios, l'auditeur moyen en reçoit une vingtaine et un tiers des Français moins de 10."
. : "Vous le savez, l'arrivée à échéance de près de 60 % des autorisations portant sur 1 616 fréquences entre 2006 et 2008 donne au CSA une plus grande liberté d'action et constitue une opportunité intéressante pour étudier les possibilités d'évolution globale de la bande MF. L'occasion de revoir les plans de fréquences, élaborés depuis 1982, et de modéliser les différents scénarios qui permettraient d'améliorer le spectre grâce à l'évolution des technologies et des outils de planification. Le Conseil devra organiser région par région des appels aux candidatures généraux pour procéder à de nouvelles attributions. C'est le cas dans le ressort du CTR de Toulouse : après quinze ans d'autorisations arrivant à échéance le 10 mars 2007, 65.1 % des fréquences - 129 sur 198 - de la région Languedoc-Roussillon feront l'objet d'un des premiers appels aux candidatures dit " généraux ". En Midi-Pyrénées, cet appel devrait intervenir début 2007 puisque les autorisations pour 56.5 % des fréquences - 179 sur 317 - arrivent à échéance le 11 mai 2008.
Ce travail de replanification mobilise, depuis plus d'un an, le groupe de travail " FM 2006 " présidé par Philippe LEVRIER. C'est une opération complexe qui exige la prise en compte à la fois des enjeux socioculturels mais aussi des contraintes techniques.
Sur un plan pratique, nous avons franchi la première étape de la consultation des opérateurs prévue par la loi du 9 juillet et lancée par le CSA en octobre dernier : nous avons publié un questionnaire pour lequel nous avons reçu, au 31 janvier, près de 30 réponses. Contributions dont nous avons publié la synthèse sur notre site Internet depuis le début du mois de mai dernier. Bien évidemment, nous avons tenu à entendre le CNRA, au même titre que d'autres organisations représentatives de radios, afin de connaître les attentes, les souhaits, les avis des opérateurs associatifs sur la redéfinition de la bande MF. Tout comme vous serez étroitement associé à la phase de concertation dans laquelle nous rentrons désormais. Une première réunion aura lieu le 2 juin prochain au CSA en présence de l'ensemble des contributeurs. Seront évoquées les questions techniques, administratives et d'organisation dans la perspective de la préparation des appels aux candidatures qui devront être gérés par le groupe de travail " Radio " dès la fin de l'année 2005.
Chacun le sait : l'approche de ces échéances a donné lieu, l'an dernier, à de véritables assauts de la part de certains qui réclamaient la remise à plat de tout le dispositif et l'instauration d'un droit pour certains à disposer d'une autorisation nationale ne laissant ainsi aux radios de proximité associatives et privées que les fréquences résiduelles. Je tenais de nouveau à vous rassurer - au cas où il demeurerait encore des inquiétudes - sur la volonté et la détermination du Conseil de ne pas souscrire à un projet qui se ferait en faveur des uns et au détriment des autres mais, au contraire, de privilégier une amélioration du spectre où chacun aurait sa place. Notre objectif est de préserver l'équilibre que nous avons toujours maintenu. Cet équilibre repose sur le pluralisme que nous sommes chargés de garantir, il fait la richesse de notre paysage radiophonique. C'est cette exigence que nous avons toujours à l'esprit dans l'intérêt des auditeurs. Il n' y a aucune raison de revenir sur ce qui fonde le succès de la radio aujourd'hui dans notre pays : la coexistence de multiples formats et modèles dont nous pouvons être fiers.
Ce projet s'inscrira dans la continuité de la politique radiophonique menée depuis 25 ans par les régulateurs successifs. Il n'y aura donc pas de grand bouleversement du paysage radiophonique, c'est le consensus qui se dégage de l'analyse des réponses des opérateurs : contrairement aux offensives de l'an dernier, personne aujourd'hui ne souhaite la remise à plat complète du plan de fréquences, le fameux " big-bang " réclamé par certains. D'autres pistes de travail sont à explorer, d'autres solutions techniques qui doivent permettre d'améliorer l'utilisation du spectre au bénéfice de l'ensemble des catégories de radio. C'est l'objet de l'étude que nous menons en concertation avec la DDM. Nous devons trouver une voie médiane, entre l'optimisation par ajustement ponctuel menée par le CSA depuis une vingtaine d'années et une refonte globale de la bande MF. Cette troisième voie pourra faire progresser la situation des radios existantes tout en favorisant l'arrivée de nouveaux entrants. On ne fera pas table rase du passé pour la bande MF, mais on est en mesure de rénover l'existant et de gagner des fréquences supplémentaires. Mais soyons réalistes, la marge de manoeuvre que nous pourrons dégager n'excédera pas 5 à 15 % de fréquences supplémentaires."
. : "C'est pourquoi, le Conseil travaille également sur un autre grand projet pour la radio : le développement de la radio numérique qui, il faut bien le reconnaître, peine à décoller dans notre pays mais aussi chez nos voisins européens. La radio numérique est pourtant une évolution inéluctable à même de pallier la pénurie de fréquences et d'accroître significativement le nombre de radios mises à disposition de l'auditeur. Aujourd'hui, alors que le numérique est un formidable accélérateur pour la télévision, rien ne justifie que la radio demeure confinée dans le monde analogique, un monde voué à l'extinction d'ici à quelques années. Rien ne justifie que la radio ne bénéficie pas de ce nouveau support qui est, seul, apte à répondre aux attentes du public : un choix de programmes élargi, avec notamment de nouveaux programmes thématiques, une meilleure accessibilité de la radio dans tous les lieux de notre quotidien, mais aussi une meilleure qualité de son, notamment pour les radios en MA, et le développement de fonctionnalités nouvelles comme l'interactivité, mais aussi le stockage qui permettrait aux auditeurs d'écouter la radio en différé.
Après une dizaine d'années d'expérimentation, nous allons mettre en oeuvre la radio numérique. Il fallait un cadre législatif adapté et incitatif : nous l'avons désormais. La loi du 9 juillet dernier a donné un cadre juridique souple et pérenne à la radio numérique, respectueux du principe de la neutralité technologique, qui permet au CSA de procéder à la délivrance d'autorisations. Conformément aux dispositions de la loi, nous avons donc lancé une consultation publique, le 22 avril dernier, qui vise à recueillir l'avis des professionnels du secteur. Non pas sur l'opportunité du développement de la radio numérique - car je crois qu'il y a là un consensus - mais plutôt sur la manière de le conduire, sur la méthode à suivre. La loi en effet laisse une marge de manoeuvre importante, notamment en matière de choix de la norme technique.
Plusieurs scénarios de déploiement sont possibles. Plusieurs voies qui, loin d'être concurrentielles peuvent être complémentaires. Globalement, elles participent de deux logiques différentes :
- soit la radio , qui a toujours bénéficié d'un réseau exclusivement dédié, se numérise de manière autonome ;
- soit elle utilise d'autres réseaux de communication comme c'est déjà le cas aujourd'hui avec les services numériques tel Internet, ainsi que le câble et le satellite - plus d'un tiers des abonnés au câble et au satellite écoutent la radio par ce biais. Mais aussi, pourquoi pas demain envisager d'autres perspectives de développement sur la TNT, comme en Grande-Bretagne où 30 services de radio sont présents sur les multiplex et sur les nouveaux réseaux de communication sur mobile. Autant de questions d'ordre technique, économique, juridique, ou liées aux questions d'usage et de contenu qui sont abordées dans le cadre de la consultation publique que nous avons lancée."
. : " Notre priorité est de favoriser une concertation aussi ouverte que possible avec l'ensemble des professionnels du secteur, sans exclure a priori aucune hypothèse de déploiement. Une concertation qui soit constructive et efficace et qui débouche rapidement sur un accord. C'est pourquoi nous avons fixé un délai relativement court pour les réponses des acteurs à notre questionnaire : la date de remise des contributions a été fixée au 30 juin prochain.
Nous devons ensemble développer rapidement la radio numérique. On peut envisager, d'ici à la fin de l'année, des appels aux candidatures. La radio qui a su, depuis sa création, prendre de nombreux virages - techniques, économiques, législatifs - doit relever ce défi du numérique. Faute de quoi elle se figerait et pourrait perdre de son attractivité.
Notre objectif concernant la radio, vous l'aurez compris, que ce soit à travers " FM 2006 " ou le déploiement de la radio numérique : enrichir et diversifier encore notre paysage radiophonique, qu'il soit porteur de nouveautés mais sans pour autant bouleverser son équilibre auquel les auditeurs sont attachés. Un objectif que nous atteindrons avec vous et avec l'ensemble des acteurs du secteur et qui s'impose dans l'intérêt de tous. Tous les Français doivent pouvoir avoir la liberté de choix la plus large possible. C'est en effet l'intérêt général qui fonde la vocation du régulateur. C'est l'intérêt général qui détermine nos décisions et notre action."
Communiqué du CNRA 25 juillet 2005
Le Ministre de la Culture et de la Communication se félicite de l'engouement accru des auditeurs pour les radios associatives non commerciales
Ce mercredi 20 juillet 2005 une délégation du Conseil National des Radios Associatives (CNRA) conduite par son Président, Jean-François Chaval, a été reçue au Ministère de la Culture et de la Communication par le Ministre, Monsieur Renaud Donnedieu de Vabre.
Cette rencontre fut l'occasion d'aborder avec le Ministre les principaux sujets qui préoccupent le secteur de la communication sociale de proximité. Ont ainsi été placés au centre de la discussion :
· Le Fonds de Soutien à l'Expression Radiophonique (FSER),
· L'emploi des salariés dans les radios associatives,
· La place des radios de catégorie A dans les plans de fréquences analogiques et numériques.
Sur le FSER, après avoir réaffirmé l'importance de ce moyen de financement pour les radios associatives tant pour garantir leur indépendance que pour permettre leur réel développement, le CNRA a réaffirmé le besoin de voir ce fonds augmenter en fonction de la croissance des recettes publicitaires du secteur audiovisuel. Dans ce cadre, le CNRA a renouvelé sa demande que soit réalisée par le Ministère une étude prospective sur les trois prochaines années des recettes à venir du FSER en intégrant notamment l'impact de l'éclosion de la TNT sur ces recettes.
Toujours sur le FSER, le CNRA a renouvelé son attachement à voir cette instance fonctionner sur un mode mixte et paritaire.
Enfin, le CNRA a souligné que les retards de paiement des subventions, chroniques depuis deux ans, grèvent gravement et injustement le budget des radios associatives et a souhaité qu'une solution à ce problème soit apportée sans délai.
Monsieur le Ministre a confirmé que la réforme du FSER devrait être réalisée dans le cadre d'une étude des perspectives renouvelées de son financement. Il a également déclaré que le FSER devrait adopter "une attitude évolutive ouverte en fonction de ses recettes". Enfin, il a assuré au CNRA que le nécessaire serait fait afin que nos radios ne subissent plus les retards de paiement qu'elles connaissent aujourd'hui.
Concernant l'emploi salarié dans les radios, le CNRA a souligné que le non renouvellement du dispositif emploi jeune entraîne une vague de près de 600 licenciements dans le secteur des radios associatives. Soulignant que pour nos radios l'impératif n'était plus d'embaucher mais de maintenir en poste des salariés efficacement professionnalisés, le CNRA a proposé au Ministre de la Culture et de la Communication qu'un fonds spécifique à l'emploi soit créé pour le secteur radiophonique associatif. Sur une architecture identique à celle mise en place dans le cadre du FONJEP, le CNRA souhaite qu'un fonds soit créé et apporte 60 % de la valeur d'un SMIC brut, sous condition de co-financement des 40 % restants par une ou des collectivités territoriales, à tout emploi salarié dans une radio de catégorie A.
Conscient de l'enjeu, Monsieur Donnedieu de Vabre a demandé au CNRA de relayer, avec son soutien, cette idée auprès du Ministre du Emploi et de la Cohésion Sociale.
Pour sa part, le Ministre de la Culture a confirmé au CNRA son souhait de voir le plan de cohésion sociale mis en place par Monsieur Borloo permettre, à titre dérogatoire, à notre secteur, mais également, à celui du spectacle vivant et du court-métrage, d'embaucher des publics plus adaptés à nos besoins.
Concernant la place des radios associatives non commerciales, le CNRA a rappelé le caractère impératif à voir mis en place par le CSA dans le cadre des nouvelles procédures d'appels à candidatures de réelles consultations publiques préalables qui permettent de mesurer la demande sociale en matière de fréquences. Sur le passage au numérique, réaffirmant sa préférence à des techniques dites "In bande FM", le CNRA a demandé au Ministre de la Culture et de la Communication de s'investir dans le dossier afin qu'aucun paiement de licence (le système In Bande FM Iboc est sous licence) ou de droit d'accès à des réseaux propriétaires ( en DABdes blocs de programmes sont réalisés par un opérateur de services) ne soit réclamés aux radios de catégorie A. En clair, le CNRA souhaite que les charges financières liées au fonctionnement et à l'investissement nécessaire pour le passage au numérique ne grèvent pas les budgets de nos radios.
Sur ces points, se félicitant de l'engouement accru des auditeurs pour les radios de catégorie A, révélé par de récentes études, le Ministre de la Culture et de la Communication a tenu à saluer le rôle essentiel des radios associatives dans le développement d'une vraie diversité culturelle radiophonique alternative. Comparant l'intérêt que l'on doit porter aux secteurs de la communication sociale de proximité en matière de diversité culturelle et d'expression au rôle que doit remplir le service public, Monsieur Donnedieu de Vabre s'est déclaré conscient des enjeux financiers existant autour du passage au numérique et désireux d'étudier avec le secteur les solutions pour une transition effective et non pénalisante.
Contact : cnra@free.fr
Obtenir une diversité des financements
Les ressources publicitaires étant, de par la loi, limitées pour les radios associatives, des financements complémentaires aux ressources propres des radios et aux aides du Fonds de Soutien à l'Expression Radiophonique doivent être favorisés.
Les collectivités territoriales, et les structures décentralisées des ministères doivent permettre aux radios associatives de développer leur projet radiophonique et associatif, dans l'intérêt des publics auxquels elles s'adressent et à qui elles offrent un réel service de communication de proximité.