Le festival Écoute que coûte a une nouvelle fois affirmé son ambition : remettre l’écoute au cœur de nos pratiques culturelles et citoyennes. Pendant deux jours (vendredi 3 et samedi 4 juillet), le public a été invité à ralentir, tendre l’oreille et partager des expériences sonores collectives, sensibles et engagées.
Ateliers, rencontres entre radios, séances d’écoute collectives, spectacles et moments conviviaux ont rythmé cette édition, qui s’est déroulée pour une première au théâtre de l’Aventure à Hem !
Des ateliers ouverts à toutes et tous
Le collectif Écoute que coûte a proposé plusieurs temps d’apprentissage, accessibles à tous les niveaux : initiations au montage audio sur le logiciel Reaper, atelier de prises de son et balade sonore : autant d’occasion de découvrir ou redécouvrir concrètement les outils et les méthodes de la création sonore.
Des écoutes collectives comme espaces de rencontre
Temps forts du festival, les séances d’écoute collective ont rassemblé un public attentif et curieux, venu découvrir la richesse de la création sonore.
La première séance, en présence d’Aurélie Sfez, autrice et réalisatrice, a offert une plongée dans son univers documentaire. À travers une sélection de ses créations, elle a partagé une approche du sonore profondément humaine, attentive aux voix singulières et aux récits intimes. La séance s’est prolongée par un échange riche avec le public, révélant toute la force du collectif dans l’acte d’écoute.
La deuxième séance d’écoute, menée par Audrey Charon et Inès Dupeyron avec L’Expérience, a proposé une immersion singulière dans une approche sensible et expérimentale du sonore. Entre exploration, narration et attention portée aux perceptions, cette séance a ouvert d’autres manières d’écouter et de se laisser traverser par le son. Là encore, les échanges avec le public ont prolongé l’écoute et permis de partager ressentis et questionnements.
Durant les deux jours, le collectif avait mis à l’honneur la participation avec un appel à productions sonores. Les créations ont été diffusées dans la Boite So Nord, installée par Mécanique des Sons à l’accueil du théâtre, pour une expérience immersive et continue.
Pour réécouter les séances et les créations sonores, rendez vous tout en bas de l’article.
Des spectacles mêlant théâtre et son
Nouveauté cette année : le festival a aussi fait la part belle à la scène avec des propositions hybride à la croisée du théâtre et du sonore.
« Les Podacastières » a offert au public une forme vivante et inventive, jouant avec les codes du podcast sur scène, entre humour et création en direct.
Avec « Dis t’as pensé à éteindre la radio ?« , une radio live&love, le public a été invité à une expérience sensible autour de notre rapport au son et à la radio avec devant lui la mise en scène d’un plateau radio en direct sur les ondes de Love FM.
Écouter autrement, ensemble
Plus qu’un simple événement, Écoute que coûte s’impose comme un espace de partage et de réflexion autour de l’écoute. Écouter pour comprendre, pour ressentir, pour créer et surtout faire du lien. Ces moments collectifs nous rappellent la puissance du son : une matière invisible, mais profondément politique et sensible.
Merci à l’ensemble des participant·es, artistes, intervenant·es, bénévoles et partenaires qui ont rendu cette édition possible.
Rendez-vous pour la suite à partir du 19 août !











